Si nous ne faisons rien, nous n'aurons plus un poisson d'ici 30 ans! (Stephan Beaucher)

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Alors que penser de ce rapport? il a le mérite d'exister et de constater ce que les gens sérieux disaient depuis longtemps, dommage que nous n'ayons pas été écouté plus tôt, à savoir que la population bar se porte mal et malgré les précautions épistolaires des auteurs c'est partout.

Il est urgent donc de prendre des mesures sans attendre et éviter la manie des réunions, commissions et discussions supplémentaires qui n'ont que pour but de retarder l'échéance. Le comité national des pêches semble lui aussi avoir conscience du problème mais les propositions qu'il a faites pour le premier trimestre 2015 (pleine période de frai je le rappelle) vont totalement à l'encontre de ce constat, relire les propositions  A contrario les ligneurs de la pointe de Bretagne font des propositions sensées Lire les propositions des ligneurs 

Ma position va dans le sens de celle de nos amis britanniques qui préconisent une fermeture totale sur les frayères et une forte limitation sur les zones périphériques. J'y ajouterai la maille à 42 cm pour tous puisque même l'Ifremer admet que la taille de reproduction pour les femelles est bien à 42 cm et que si cette mesure était appliquée elle diminuerait mécaniquement de 590 tonnes (lire page 58) les prélévements, j'ajouterai que ça augmenterai mécaniquement également les naissances donc à terme une reconstitution du stock. On à bien vu sur d'autres espèces, comme le thon rouge ou la raie brunette, que de stricts limitations voir une interdiction totale de pêche permettaient une reconstitution relativement rapide même si le bar est un poisson à croissance lente.

Par contre je suis tout a fait contre une mesure qui ne comporterai que des TACS ou quotas, pourquoi? pour une raison simple c'est que les quotas avantagent toujours ceux qui prélèvent le plus et que dans ce cas se sont les chalutiers pélagiques et de fond qui seraient avantagés, ce qui serait un comble et irait à l'encontre du but recherché.

En ce qui concerne les pêcheurs récréatifs je suis tout à fait hostile à un permis payant qui ne changerait strictement rien aux prélévements, on a l'expérience de la rivière ou le permis payant n'empêche ni les abus, ni le braconnage ni le mauvais état des rivières. L'argent récupéré ne servant en très grande partie qu'à des taxes et au repeublement avec du poisson domestique. Je suis également fortement hostile à une taxe sur le matériel de pêche ou de plaisance comme le souhaitait l'année dernière la députée socialiste de Niort Mme Gaillard.

Je suis pour, que enfin, on connaisse mieux cette pêche et pour celà il me parait normal de rendre obligatoire, mais gratuite, la déclaration de pêche sur le site officiel existant déjà et pour ça je suis d'accord avec les fédérations signataires de la charte de la pêche de loisirs. A noter que jusqu'à présent les pouvoirs publics français refusent cette mesure pourtant simple, pourquoi je ne sais pas et n'ai pas encore compris cette réticence. Je suis également pour un quota annuel pour le bar et éventuellement d'autres poissons comme le maigre ou la daurade royale. Pourquoi un quota annnuel plutôt que journalier? Un quota journalier favorisera les pêcheurs allant souvent à la pêche et pénalisera le pêcheur "touriste" ou habitant loin de la mer qui pêche moins souvent. Qui est le plus dangereux pour la ressource un quota de deux bars par jour pour un pêcheur sortant 100 jours ou plus par an ou un pêcheur occasionnel qui un jour par miracle, en principe il pêche moins bien, prendra 6 ou 10 bars dans sa journée. J'ai bien conscience que ce ne sera pas facile à mettre en place mais le français est inventif et en se mettant autour d'une table et avec de la bonne volonté on arrivera à trouver une solution fiable.

La situation est grave et lorsque c'est le cas tout le monde, professionnels et récréatifs, doit faire des efforts. Des mesures qui ne frapperaient que l'une ou l'autre des parties  seraient inefficaces et provoqueraient inutilement des tensions.

Il reste à espérer que la raison l'emportera auprès de la commission européenne, auprès des ministres et auprès des députés européens et que personne ne se laissera influencer par les menaces des lobbys de tous poils, il en va de l'avenir de ce poisson. Malgré les déconvenues de ces dernières années je reste un éternel optimiste car quand on est au fond du trou on ne peut que remonter

André Dechene

 PS. en attendant montrons l'exemple et soyons raisonnable dans nos prélévements

relache didier

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